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Mehdi Bensaïd à Paris : la jeunesse marocaine de France appelée à saisir les nouvelles opportunités du Royaume

La transformation que connaît actuellement le Maroc dans plusieurs secteurs ouvre de nouvelles perspectives aux Marocains résidant à l’étranger, notamment aux jeunes talents de la diaspora, a affirmé à Paris le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaïd.

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Mehdi Bensaïd à Paris : la jeunesse marocaine de France appelée à saisir les nouvelles opportunités du Royaume
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Le ministre s’exprimait à la Maison du Maroc, lors d’une conférence organisée en partenariat avec le collectif étudiant Le Guide du Diplomate, autour du thème : « La jeunesse marocaine en France, entre engagement et rayonnement ».

Devant un public composé d’étudiants, de jeunes professionnels, d’acteurs associatifs et de membres de la diaspora, Mehdi Bensaïd a insisté sur la place croissante occupée par les jeunes Marocains établis à l’étranger dans les dynamiques économiques, culturelles et sociales du Royaume.

Une diaspora de plus en plus impliquée

Selon le ministre, les jeunes issus de l’immigration marocaine ne se limitent plus à entretenir un lien affectif avec leur pays d’origine. Ils participent désormais plus directement à son développement à travers l’entrepreneuriat, les initiatives associatives, les projets culturels et les partenariats internationaux.

« Plus on est loin du Maroc, plus on ressent le besoin d’agir pour son pays », a-t-il déclaré, soulignant l’attachement durable des nouvelles générations à la société marocaine.

Pour Mehdi Bensaïd, les compétences établies à l’étranger contribuent à renforcer l’attractivité du Royaume et à améliorer son rayonnement international. Leur connaissance de plusieurs environnements économiques et culturels leur permet également de jouer un rôle d’intermédiaire entre le Maroc et leurs pays de résidence.

Entrepreneuriat, gaming et industries culturelles

Le ministre s’est félicité de voir des entrepreneurs issus de la diaspora choisir d’investir au Maroc ou d’y développer une partie de leurs activités, tout en maintenant une présence sur les marchés internationaux.

Il a notamment cité l’exemple de startups créées par des MRE dans les secteurs du gaming, des technologies créatives et des industries culturelles. Ces activités peuvent, selon lui, renforcer la compétitivité du Maroc, attirer des collaborations internationales et créer de nouvelles opportunités pour les jeunes.

Cette orientation illustre une évolution importante : le lien avec le Maroc ne passe plus uniquement par le retour définitif ou l’investissement immobilier. Il se traduit aussi par des projets numériques, des entreprises innovantes, des productions culturelles et des échanges de compétences.

Les MRE comme passerelle entre deux espaces

Mehdi Bensaïd a également mis en avant le rôle des Marocains du monde comme passerelle entre le Royaume et les sociétés dans lesquelles ils vivent.

Les partenariats universitaires, les échanges de savoir-faire, les réseaux professionnels et les initiatives associatives peuvent, selon lui, jouer un rôle important dans le développement de plusieurs secteurs au Maroc.

Cette fonction de relais est particulièrement visible chez les jeunes générations, souvent formées dans des universités étrangères et insérées dans des environnements économiques mondialisés. Leur capacité à comprendre plusieurs cultures et plusieurs marchés constitue un atout pour le pays.

Le retour au Maroc face au défi des démarches

Abordant la question du retour et de l’installation des MRE, le ministre a mis en avant les progrès réalisés dans la digitalisation des services publics.

Cette évolution doit, selon lui, faciliter l’accès à l’information, réduire certaines démarches administratives et accompagner les porteurs de projets à distance.

Il a toutefois insisté sur la nécessité d’un accompagnement continu des Marocains du monde. Les plateformes numériques ne peuvent être réellement efficaces que si elles permettent aux citoyens d’obtenir des réponses claires, de suivre leurs dossiers et d’identifier les interlocuteurs compétents.

Pour de nombreux MRE, la réussite d’un projet au Maroc dépend autant des opportunités économiques que de la simplicité des procédures et de la qualité de l’accueil administratif.

La régionalisation pour rapprocher les opportunités

Le ministre a par ailleurs présenté la régionalisation avancée comme un outil permettant de réduire les inégalités d’accès aux services, aux activités culturelles et aux dispositifs destinés à la jeunesse.

L’objectif est de rapprocher les politiques publiques des citoyens et d’éviter que les opportunités restent concentrées dans quelques grandes villes.

Mehdi Bensaïd a notamment évoqué le Pass Jeunes, un dispositif destiné à faciliter l’accès des jeunes à différents services et activités. Selon lui, cette initiative rencontre un intérêt important dans plusieurs régions du Royaume.

Au-delà des avantages proposés, le ministre considère que ce type de programme peut contribuer à restaurer la confiance entre la jeunesse et les institutions.

Une relation à construire dans la durée

La question de la confiance reste centrale. Les jeunes Marocains établis à l’étranger veulent participer, investir, créer et transmettre leur expérience. Mais ils attendent également de la visibilité, de la transparence et un accompagnement adapté à leurs réalités.

Le véritable enjeu ne consiste donc pas uniquement à inviter la diaspora à revenir ou à investir. Il s’agit de construire un environnement capable de transformer son intérêt pour le Maroc en projets durables.

Cela passe par une meilleure circulation de l’information, des procédures plus simples, des réseaux d’accompagnement crédibles et des opportunités accessibles dans l’ensemble des régions.

La jeunesse marocaine de France au cœur des échanges

De son côté, Malak Rafik, cofondatrice du collectif étudiant Le Guide du Diplomate, a expliqué que le choix du thème répondait à la volonté de mieux comprendre les liens entre la jeunesse marocaine en France et celle vivant au Maroc.

Cette réflexion intervient dans un contexte marqué par une mobilité croissante entre les deux pays, aussi bien dans les études que dans l’emploi, l’entrepreneuriat et la culture.

Elle a souligné que la jeunesse marocaine établie à l’étranger participe déjà au rayonnement du Royaume par ses réussites académiques, son engagement citoyen, ses initiatives culturelles et sa présence dans de nombreux secteurs professionnels.

Une nouvelle génération entre attachement et action

La rencontre organisée à Paris a surtout mis en évidence l’émergence d’une génération qui souhaite dépasser le simple discours sur l’attachement au pays.

Cette jeunesse veut agir concrètement, créer des entreprises, lancer des projets culturels, établir des partenariats et participer aux transformations du Maroc, sans nécessairement rompre avec son pays de résidence.

Son identité se construit ainsi entre plusieurs espaces, mais son potentiel peut devenir une véritable force pour le Royaume si les mécanismes d’accompagnement suivent.

Le message porté à Paris est clair : le Maroc veut davantage associer sa diaspora aux transformations économiques, culturelles et sociales en cours.

Pour les jeunes MRE, les opportunités existent dans l’entrepreneuriat, le numérique, la culture, la recherche ou encore les industries créatives. Mais leur mobilisation durable dépendra aussi de la capacité des institutions à simplifier les démarches, à créer de la confiance et à offrir un accompagnement concret.

La jeunesse marocaine du monde ne demande pas seulement à être saluée pour ses réussites. Elle veut être considérée comme une partenaire à part entière du développement du Royaume.

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