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À Jakarta, l’artisanat marocain cherche sa place au-delà de la vitrine

La première Semaine du Maroc en Indonésie se poursuit jusqu’au 6 novembre. Derrière la présentation du patrimoine, une question économique se dessine : comment transformer la découverte des savoir-faire marocains en relations commerciales durables ?

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À Jakarta, l’artisanat marocain cherche sa place au-delà de la vitrine

L’artisanat voyage avec une histoire, mais son implantation sur un nouveau marché exige davantage qu’une exposition. À Jakarta, la Semaine du Maroc, portée par l’ambassade du Royaume et la Maison de l’Artisan, prévoit des rencontres professionnelles avec KADIN et ASEPHI. Des membres de la communauté marocaine ont participé à l’ouverture. La manifestation se poursuit jusqu’au 6 novembre.

Cette initiative pose une question intéressante pour les créateurs, les exportateurs et les entrepreneurs de la diaspora : que devient l’intérêt suscité par un produit une fois l’événement terminé ?

Rencontrer les acteurs du marché

Les interlocuteurs identifiés donnent une dimension professionnelle à cette démarche. KADIN, la Chambre de commerce et d’industrie indonésienne, représente les entreprises et intervient dans les échanges sur les politiques économiques. ASEPHI rassemble des acteurs de l’artisanat, de la production à l’exportation, et organise le salon INACRAFT.

Leur présence dans le programme ouvre une possibilité de dialogue avec des réseaux économiques structurés. Elle ne constitue toutefois pas une garantie de commande.

Pour un atelier marocain, un débouché durable suppose de répondre à des questions très concrètes : quel acheteur, pour quelle gamme, à quel prix livré et dans quels délais ? Une pièce appréciée pour sa singularité doit aussi pouvoir être emballée, transportée et commercialisée dans des conditions compatibles avec les attentes du partenaire.

La diaspora, un relais à mobiliser avec méthode

Pour MMNEWS, l’intérêt de cette rencontre réside également dans la place que pourraient y prendre les Marocains établis en Indonésie. Leur connaissance du pays peut aider à comprendre les usages commerciaux, identifier des interlocuteurs ou accompagner une première prise de contact. Il s’agit d’un potentiel à explorer, et non d’un rôle commercial déjà établi pour les participants.

Cette contribution gagnerait à être organisée autour de projets précis. Un entrepreneur de la diaspora pourrait, par exemple, tester l’intérêt de distributeurs pour une collection, tandis qu’un professionnel de la communication pourrait aider un atelier à présenter son travail à un nouveau public. Ces pistes demanderaient un cadre clair, des responsabilités définies et une rémunération transparente lorsqu’une prestation est fournie.

Le bilan se jouera après la clôture

Le compte rendu officiel consulté annonce une démarche de prospection ; il ne présente pas de bilan de contrats signés. La mesure du succès devra donc venir ensuite : contacts qualifiés, demandes d’échantillons, commandes effectivement livrées et, surtout, renouvellement des relations.

À Jakarta, l’enjeu est de donner une suite à la rencontre. Pour les artisans marocains, la reconnaissance culturelle prend une portée économique lorsqu’elle permet de rémunérer durablement le travail et de transmettre les métiers dans de bonnes conditions.

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