Un appartement fermé une grande partie de l’année peut afficher une facture très faible. Une maison habitée quotidiennement par des parents peut, elle aussi, consommer peu. Pour un propriétaire vivant à l’étranger, ces deux situations posent une même question : comment seront-elles distinguées dans le futur dispositif de soutien à l’électricité ?
Le compte rendu officiel de la commission des finances du 30 octobre confirme que Fouzi Lekjaa a évoqué des mesures en préparation pour les ménages dont les dépenses électriques sont inférieures à 100 dirhams mensuels. Cette annonce intervient dans l’examen du projet de loi de finances 2027. Elle ne suffit pas à établir un droit individuel à la prise en charge.
Une faible consommation ne raconte pas toute l’histoire
Selon les précisions ministérielles rapportées par Médias24 et Le Desk, le calcul gouvernemental écarte les logements vacants, saisonniers ou secondaires. L’objectif annoncé consiste donc à distinguer les besoins d’un ménage des faibles dépenses d’une habitation rarement occupée.
Cette distinction mérite davantage d’attention que la formule générale selon laquelle « les MRE seraient exclus ». Les éléments consultés ne permettent pas de conclure à une exclusion fondée, en tant que telle, sur la résidence du propriétaire à l’étranger.
Une maison utilisée uniquement pendant les vacances paraît relever de la catégorie visée par l’exclusion annoncée. En revanche, le cas d’un bien occupé toute l’année par des proches doit être clarifié. Le fait que son propriétaire vive hors du Maroc ne permet pas, à lui seul, de décider de son éligibilité. Il ne garantit pas davantage son accès à l’aide.
Les réponses attendues des règles d’application
Il reste à savoir comment l’occupation sera constatée, quelle période de consommation sera retenue et quel rôle jouera l’identité du titulaire du contrat. Autre point à préciser : le traitement d’une facture exactement égale à 100 dirhams, les comptes rendus disponibles employant des formulations différentes autour de ce seuil.
Ces questions ont des conséquences concrètes pour les familles. Une règle simple à annoncer peut devenir difficile à appliquer lorsque propriétaire, abonné et occupant sont trois personnes distinctes.
Au 1er novembre, MMNEWS n’a pas identifié de texte d’application permettant de répondre à l’ensemble de ces situations. Conserver ses factures et vérifier l’exactitude des informations du contrat constitue une précaution utile, sans constituer une démarche officielle d’accès à l’aide. L’annonce ne justifie pas de suspendre le paiement des factures actuelles.
Pour la diaspora, l’enjeu est celui d’un traitement lisible : que chaque logement soit examiné selon les critères publiés et sa situation réelle. La prochaine étape attendue est donc une clarification administrative accessible aux propriétaires comme aux occupants.
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