Sport À la une

Revue de presse mondiale — Maroc-France : les Lions tombent en quarts, mais leur parcours reste salué

Au lendemain de l’élimination du Maroc face à la France 2-0 en quart de finale, la presse internationale oscille entre deux lectures : l’admiration pour une équipe française désormais présentée comme la grande favorite du tournoi, et la déception devant une sélection marocaine qui n’a pas montré, lors de ce rendez-vous, tout ce qu’elle avait affiché depuis le début de la compétition. Mais derrière les critiques liées au match, un constat revient largement : les Lions de l’Atlas quittent les États-Unis avec un nouveau parcours de très haut niveau, quatre ans après leur demi-finale historique au Qatar.

7 min de lecture 👁 34 vues 💬 0 commentaire(s)
AR FR EN
Revue de presse mondiale — Maroc-France : les Lions tombent en quarts, mais leur parcours reste salué
Publicité

La presse européenne impressionnée par la puissance française

En France, mais aussi en Allemagne et en Italie, le ton général est particulièrement élogieux envers les Bleus. Plusieurs médias voient désormais la sélection de Didier Deschamps comme « l’équipe à battre » de cette Coupe du monde.

Le Monde, dans sa revue de presse internationale, relève que certains journaux étrangers décrivent la France comme une équipe « inarrêtable » ou encore « d’une autre planète ». La presse insiste notamment sur la profondeur du banc français, sa capacité à changer de rythme et la richesse de ses solutions offensives.

Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung et l’italienne La Gazzetta dello Sport, cités dans cette revue, soulignent une équipe française capable de dominer sans nécessairement forcer pendant toute la rencontre. Une impression renforcée par la qualité de joueurs comme Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Michael Olise ou Désiré Doué.

Mbappé, le visage de la qualification française

Dans la presse britannique, Kylian Mbappé occupe naturellement une place centrale. The Guardian retient surtout sa capacité à faire basculer la rencontre après avoir manqué un penalty en première période. Le capitaine français a ensuite ouvert le score avant de participer à l’action du deuxième but inscrit par Ousmane Dembélé.

Reuters souligne également que Mbappé a porté son total à 20 buts en Coupe du monde, se rapprochant du record mondial, tout en propulsant la France vers une nouvelle demi-finale.

Pour plusieurs observateurs, cette capacité à rester décisif malgré un début de match imparfait illustre la force mentale d’un joueur devenu l’un des grands visages de l’histoire moderne du Mondial.

Une critique sévère du manque d’impact offensif marocain

Concernant le Maroc, certains médias se montrent plus durs. The Guardian estime que les Lions ont offert trop peu de danger offensif et n’ont jamais vraiment réussi à mettre la défense française sous pression. Le média britannique décrit une équipe marocaine courageuse, mais trop limitée dans la création et rarement en mesure d’inverser le rapport de force.

Le média sud-africain IOL va dans le même sens. Il juge que le Maroc a livré une prestation inférieure à son potentiel, en apparaissant hésitant, peu créatif et parfois impressionné par l’enjeu.

ESPN adopte une lecture plus nuancée : la manière de perdre contre la France laisse un goût amer, mais elle ne doit pas faire oublier les éléments positifs accumulés pendant le tournoi.

Le New Yorker insiste sur la dimension symbolique du duel

Aux États-Unis, The New Yorker ne réduit pas cette rencontre à un simple quart de finale. Le magazine insiste sur les liens historiques, humains et migratoires entre la France et le Maroc, ainsi que sur la présence de joueurs binationaux ou formés dans les deux espaces footballistiques.

Dans son analyse du match, le média note que la France a contrôlé la possession et que le Maroc a eu du mal à proposer une véritable menace offensive. Mais il replace aussi cette confrontation dans une histoire plus large, faite d’identités croisées, de familles partagées entre les deux sélections et d’un football devenu un miroir des relations franco-marocaines.

La presse africaine salue malgré tout le parcours marocain

Sur le continent africain, le sentiment dominant reste celui de la fierté, malgré la déception. Reuters rappelle que le Maroc est devenu la première sélection africaine à atteindre au moins les quarts de finale lors de deux Coupes du monde consécutives, après son épopée de 2022.

La même agence estime que le parcours marocain contribue à un bilan globalement positif pour le football africain lors de cette édition 2026, même si aucune sélection du continent n’a réussi à rejoindre le dernier carré.

Le Maroc avait notamment éliminé les Pays-Bas et réalisé une prestation remarquée contre le Brésil avant de tomber face à la France. Ces résultats ont renforcé son statut de référence africaine et confirmé que son parcours de 2022 n’était pas un accident isolé.

Dans le monde arabe, tristesse et fierté se mélangent

La presse arabe retient surtout le contraste entre la déception de l’élimination et la fierté née du parcours. Al Jazeera évoque une sortie douloureuse, mais replace déjà l’avenir marocain dans la perspective de la Coupe du monde 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Dans la presse marocaine et arabophone, les réactions sont plus partagées. Certains titres saluent un nouveau parcours honorable, tandis que d’autres regrettent une équipe trop prudente et insuffisamment audacieuse face à la France. Cette division traduit les nouvelles attentes autour des Lions : atteindre les quarts n’est plus seulement considéré comme un exploit, mais comme une étape dans une ambition devenue plus grande.

La France, grande favorite pour le titre

Au-delà du cas marocain, presque toute la presse internationale s’accorde sur un point : cette France semble disposer de tout pour aller au bout.

Elle possède une attaque redoutable, un banc exceptionnel, des joueurs capables de faire la différence individuellement et une expérience considérable des grands rendez-vous. The Guardian se demande même qui pourra arrêter cette équipe, tandis que plusieurs analyses la placent désormais devant l’Espagne, l’Argentine ou l’Angleterre dans la course au titre.

La seule réserve vient de certains médias espagnols, qui considèrent que la France n’a pas encore été réellement poussée dans ses retranchements et qu’une confrontation face à une équipe techniquement plus dominante pourrait offrir un autre scénario.

Le Maroc quitte le Mondial avec davantage d’exigence

La conclusion générale de cette revue de presse est claire : la France a été supérieure et mérite sa qualification. Le Maroc, lui, a déçu dans ce quart de finale sans pour autant avoir raté sa Coupe du monde.

Les Lions de l’Atlas ont confirmé leur place parmi les grandes nations du football international. Mais leur nouveau statut change aussi le regard porté sur eux. Le monde ne les considère plus comme une surprise. Il les juge désormais comme une équipe capable de viser le dernier carré, voire davantage.

C’est peut-être le plus grand héritage de 2026 : le Maroc n’est plus félicité uniquement pour avoir participé. Il est désormais attendu pour gagner.

Cet article vous a-t-il été utile ?
Taille 100%
Publicité

Articles similaires

💬 Commentaires (0)

💬

Aucun commentaire. Soyez le premier !

✏️ Laisser un commentaire

Non publié
0/1000